mercredi 10 novembre 2010

Le rêve du mangaka


Une longue absence... Diverses raisons. J'écrirai peut-être les rêves de cette période.

Celui que je viens de faire cette nuit:

J’arrive à Tokyo. Dans le jardin de l’ambassade de France, je rencontre un expatrié qui se propose de me loger. Pas chez lui, mais dans l’appartement d’un dessinateur de mangas décédé. Je me figure le dessinateur ressemblant à Takashi Fukutani vers la fin de sa vie, maigre et chauve, le regard fiévreux. L’expatrié est son ancien agent. L’appartement se situe dans un immeuble moderne au fond d’une impasse étroite où le soleil a du mal à pénétrer. On a rien déménagé, l’appartement est resté en l’état. Il est européen : un lit avec sommier, pas de table basse. Il est défraîchi, minable. Curieusement, alors que le dessinateur vivait seul, il y a une chambre d’enfant. J’ai un chien, un collet, qui emménage avec moi. Alors que je dors, je sens une présence chaude m’envelopper. Il me faut du temps pour l’identifier, elle s’insinue d’abord dans les rêves à l’intérieur du rêve. Je reste un moment dans cet état entre deux, quand on est ni endormi, ni réveillé. Je finis par identifier cette présence, il s’agit d’un fantôme, peut-être celui du dessinateur. Toujours dans un état second, je découvre dans un fourre-tout un classeur contenant des notes, ainsi que des brouillons de planches. Je veux appeler tout de suite l’agent, car il m’a dit rechercher activement du nouveau matériel à publier. Le dessinateur est mort brusquement, il y a une grande demande. C’est le milieu de la nuit. Je me dis que je lui écrirai un e-mail le lendemain. Je vais me recoucher. Mais dans mon demi-sommeil, enfoui dans les draps, j’attrape le téléphone portable, et sans opération consciente, je l’appelle quand même. Il vient avec une jeune femme blonde et récupère les papiers. Il ressemble à un dandy des années 60-70, fin et coloré. Il est enthousiaste.