jeudi 3 juin 2010

Le rêve du sac noir et des masques de catch


Je vais voir Stéphane. Je lui demande s’il a une chambre de libre dans son hôtel. Son hôtel est un cinq étoiles. Il me donne une chambre. J’ai pris avec moi mon appareil photo dans sa sacoche et des affaires dans un sac à dos noir. Dans la chambre, je m’assoie sur la moquette, j’enlève mes baskets blanches (alors que je ne porte que des Doc Martens noires) et je dispose mes affaires autour de moi. Je n’ose pas dormir sur le lit car je ne veux pas que l’on soit obligé de refaire la chambre après moi, puisque je ne la paye pas. Je dors par terre. Je rêve dans ce sommeil au sein du rêve que le patron de l’hôtel est une femme blonde vêtue d’un pantalon moulant noir, d’une veste noire et d’une chemise blanche, la trentaine un peu empâtée, et que si je lui fais l’amour elle acceptera de me donner du travail. Suivent des flashs où la chambre d’hôtel se confond avec des versions oniriques de mon appartement, toutes différentes. Je me réveille. Je sors de l’hôtel. Je suis dans un quartier pavillonnaire, les rues ne sont pas larges, et les pavillons qui datent des années 60 se serrent entre eux, avec de tout petits jardins délimités par des murets. Il fait soleil. Je cours. Je passe devant un magasin de location de jeux vidéo où travaillait Stéphane dans un autre rêve. Mon sac disparaît, puis mon appareil photo, puis ma veste en cuir. Je sais que j’ai toujours les affaires sur moi, c’est juste qu’elles ont été oblitérées de ma vision. Je n’arrive plus à me repérer. Les rues forment un labyrinthe trouble. Impossible de m’arrêter de courir. Je comprends alors que je suis fou. Je me fais interner dans un asile psychiatrique qui est une horreur en béton, entourée d’un haut mur. Là je rencontre l’héritier d’une riche famille aristocratique. On devient amis. Sa famille l’a fait interner parce qu’il est dépravé, mais je crois qu’il est psychotique. Une nuit, on nous laisse sortir. Le grand portail s’ouvre et on s’échappe en Jaguar. On va faire la fête dans les boîtes de nuit. On porte des masques de catch argentés. Puis on va dans son château, un palais du XVIIIème siècle. Il n’y a pas sa famille. Les domestiques blasés nous laissent organiser des orgies effrénées.