mercredi 2 juin 2010

Le rêve de la série américaine


Le petit matin. Obscur. Je suis en caleçon. Je veux porter le petit-déjeuner à ma grand-mère, je vois la lumière qui filtre entre les volets des fenêtres, mais je me dis qu’il est trop tôt et je renonce. Des amis de mes parents logent à la maison. Pierre et Marie. Ils portent des robes de chambre. On regarde ensemble un épisode d’une série télé américaine. Elle s’appelle CULX. Les eaux montent en Floride. Un crocodile géant à deux queues hante le marais. La Mort armée de sa faux s’échappe de l’horloge d’un beffroi progressivement englouti par un lac d’eau saumâtre. La tour forme un angle, comme un malade qui se repose le dos calé dans un grand oreiller. Un type louche dit au sheriff que le puits lui a parlé. Je mange des biscuits qui sont la réplique de ceux mangés dans la série. Une grosse mama portoricaine regarde la télé à côté d’un jeune homme en chemisette. Elle tente de lui caresser le bras mais il la repousse en la piquant vicieusement avec une épingle. La femme meurt sur-le-champ, cadavre raide et grisâtre. Les amis de mes parents trouvent la série excellente.