
Je veux redonner le sourire à une jeune femme qui m’accompagne. Elle porte une robe noire courte, des bottes et une ceinture d’anneaux qui souligne ses hanches. Elle a des cheveux blonds qui lui tombent sur les épaules. Elle ressemble à Brigitte Bardot. On va dans une boutique de modélisme par ailleurs déserte. J’assemble un sous-marin. Par magie, l’instant d’après nous sommes dans le sous-marin, en vrai. L’océan, gris et pluvieux. On voit la mer par les hublots. On plonge. Au lieu de descendre vers les profondeurs, nous remontons dans le temps. Les années 70. Nous allons à une soirée organisée par un réalisateur de films. Il habite dans un immeuble en briques. Mais la soirée a lieu dans un abri de jardin derrière l’immeuble. Il y a du monde affalé sur des poufs et un sofa. Des joins circulent. Mon amie discute avec des actrices. Le réalisateur a du coffre et de la gueule, c’est un sybarite. Je veux lui prouver que je viens du futur. J’ai sur moi de vieilles cassettes audio que sa chaîne hi-fi doit pouvoir lire. Sur la première il n’y a que de la musique des années 60. Les Beatles. Je change fébrilement la cassette plusieurs fois, mais pas moyen, je n’ai rien sur moi de récent comme de la techno ou de l’électro. Je me couvre de ridicule.
mardi 20 avril 2010
Le rêve de la jeune femme triste
Publié par
Yul
à l'adresse
02:30
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