
Je suis dans un amphithéâtre de fac’. La disposition est inversée : le tableau et le pupitre du professeur sont en haut de la salle, au lieu d’être en bas. La lumière est chiche. Il y a deux enseignants, l’un qui passe dans les travées et l’autre qui écrit au tableau. Le premier est mon ancien professeur d’espagnol au collège, une femme dont je me rappelle les cheveux très bruns et le nez fort, tandis que le second était son collègue en mathématiques, un homme très mince originaire du maghreb. On passe un examen. Au tableau est dessiné un poulpe au milieu de fonds marins, un dessin magnifique en plusieurs couleurs. On doit deviner la vitesse d’un poulpe entre un point A et un point B, en fonction du courant. Je me creuse la tête, mais rien. Je sèche. Mes affaires de géométrie, compas, rapporteur, équerre, tombent par terre avec fracas. Je m’attends à me faire étriller par mon professeur d’espagnol.
mercredi 17 mars 2010
Le rêve du théorème du poulpe
Publié par
Yul
à l'adresse
05:24
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