mercredi 31 mars 2010

Le rêve de la maison au cœur d’un réseau de tranchées


Je visite un réseau désaffecté de tranchées et de bunkers. Son plan m’apparaît par flashes en superposition. Le rêve est grisâtre, crépusculaire ; pas comme s’il était en noir et blanc, plutôt comme si on avait appliqué un filtre afin d’atténuer la lumière et les couleurs. Je fais partie d’un petit groupe. Nous portons des uniformes d’inspiration nazie. Pas par nostalgie du IIIème Reich : nous parodions les régimes totalitaires dans l’esprit du groupe de musique industrielle Laibach. En fait, nous sommes des anarchistes. Nous avons une bible, un livre jamais publié de l’écrivain William Burroughs. Les tranchées séparent une maison de la forêt environnante. La maison est squattée par notre communauté. C’est un foutoir. On est sous acides du matin au soir. La nuit aussi. Il y a des chiens. Je veux faire l’amour avec une fille qui se balade nue, mais toutes les chambres sont prises. Dans la dernière chambre, alors qu’un couple occupe son grand lit, le mec a un faux air de Gainsbourg et fume une cigarette, on décide de passer outre et on fait l’amour derrière des rideaux.