mercredi 23 décembre 2009

Le rêve de la grande maison et de la station orbitale


Un ami habite une grande maison labyrinthique, en banlieue de Lyon. Il vit avec plein d’autres amis, certains de passage, d’autres permanents. L’un d’eux porte un costume de lapin, il y aussi une fille en costume de cow-boy. Je débarque, mais pas moyen de voir cet ami, il est trop occupé. Il travaille à une exposition sur la conquête spatiale, ce qui l’oblige à réaménager une aile de la maison qui jusque-là faisait office de librairie. De nombreux passants rentrent y flâner, entre les présentoirs de livres et les maquettes. Finalement, je rencontre le maître des lieux, au pied d'une station orbitale très détaillée, le genre tubulaire qui tourne pour créer une gravité artificielle, avec des prairies et des maisons à l'intérieur. On regarde de vieux dessins animé japonais, Cobra et Capitaine Flam. Puis il pose sur mon visage un tablier de maçon.

dimanche 13 décembre 2009

La route


Je suis allé voir La Route, le film adapté du roman de Cormac Mc Carthy. Je n'en savais rien, je ne savais pas à quoi m'attendre. C'est un film extraordinaire. La photographie est parfaite. Vigo Mortensen et son jeune partenaire donnent vie à cette relation entre le père et le fils, seuls au monde. Mais alors: c'est le film le plus noir, le plus violemment noir, désespéré, que j'ai jamais vu. Ce jour gris sans fin. Et le cannibalisme, l'horreur. A ne pas voir si on est dépressif. Je n'aurais jamais dû aller voir. Mais voilà, je l'ai vu, et il me hante. Je voudrais tout de suite acheter le dvd pour l'avoir, comme on garde un trésor, et le revoir et regarder les scènes coupées. Fixer mon regard sur le film les yeux écarquillés comme Alex dans orange mécanique. Ce film n'est pas pour moi mais c'est trop tard.

lundi 7 décembre 2009

Le rêve du grand arbre qui marche


Je rêve que la faille de San Andreas se situe en fait en Italie. Sous l’action d’un violent tremblement de terre elle s’ouvre comme l’on écarte deux côtés d’une plaie, révélant la chair en-dessous. On découvre alors une citée disparue, jusque-là enterrée. Je pars la visiter. Je suis impressionné par son état de conservation, meilleur qu’à Pompéi. Soudainement, l’espace de quelques instants, je me retrouve dans un roman d’Ursula K. Le Guin ; inventé bien sûr, mais très proche de la Cité des Illusions, un roman qui m’a marqué dans mon adolescence. Un lointain futur paisible. Puis je reviens au rêve initial, pour voyager dans le temps. C’est-à-dire que la cité romaine retrouve sa splendeur et se peuple d’habitants. Je suis un gladiateur celte. J’ai de la peine à m’exprimer en latin (la machine à rêves fonctionne à partir de mes vieux souvenirs). Cependant, je me fais suffisamment comprendre pour qu’un coach me prenne sous son aile. On voyage installés sur les branches d’un grand arbre qui marche.