
Je rentre aux Beaux-Arts de Thessalonique, en Grèce. Le bâtiment, qui date du XIXème siècle, est une caserne des pompiers rénovée. Je suis un étudiant particulièrement agité. J’encourage mes condisciples à plus d’audace. J’essaie notamment d’en dévergonder un, timide et bouboule, trop longtemps chouchouté par sa mère. Je ne m’en tiens pas là : j’accuse un de mes maîtres d’imposture. On le chasse de l’école. Je découvre quelques mois plus tard qu’il n’a jamais vraiment quitté l’école, qu’il vit nu sur un palier de l’escalier de secours. Je lui envoie des boules de neige. Puis, avec les autres étudiants, on le poursuit dans une rue bordée de pavillons, où une mince neige sale commence déjà à fondre. De retour à l’école, les maîtres fouillent mon atelier ; on m’accuse d’être un despote. Je suis chassé à mon tour. Je me réveille profondément mélancolique.
dimanche 24 mai 2009
Le rêve des Beaux-Arts
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lundi 18 mai 2009
Nullité
Je n'avais pas de travail et je me sentais nul. J'ai un travail et la preuve objective de ma nullité. Progrès: zéro. J'ai dans la tête tous ceux qui m'ont traité à diverses époques de feignant, de raté, de monstre. Je n'ai pas d'issue de secours, pas de porte dérobée, pas d'ailes d'Icare.
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mercredi 13 mai 2009
Le rêve de l'invasion extra-terrestre

Le rêve commence lorsque finit la série V. Je parle de la série des années 80, qui racontait l’invasion de la Terre par des extra-terrestres reptiliens et anthropophages, déguisés en humains. La Terre est libérée par les Résistants. Dans certains pays du Moyen-Orient et en Afrique du Sud, succèdent à l’Occupation des régimes fanatiques qui interdisent aussi bien la consommation d’alcool que le simple fait se sortir de chez soi le jour. En compagnie d’une ex-résistante je vais dans un de ces pays, l’Iran ou le Pakistan, pour rendre visite à un opposant politique. Il possède dans le cœur de la capitale un appartement superbe, avec piscine en terrasse. La ville, le jour, est un spectacle de désolation. La nuit ce n’est guère mieux : les gens se déplacent en petits groupes pressés, fantômes errants entre les flaques de lumière artificielle. On va dans un bar clandestin, dont la porte ne tarde pas à être fracassée par une patrouille. On fuit. L’opposant est finalement capturé, chez lui, car un de ses voisins l’a dénoncé. La foule des riverains observe la scène. Nous rentrons. Je vais chez un vieil ami souffrant d’obésité. Mon ami fait partie d’une organisation civile d’observation du ciel. Depuis son balcon il note les apparitions d’ovnis. L’ennemi menace toujours de revenir. La veille il a signalé trois vaisseaux. Or, son organisation est infiltrée. Après mon départ, des agents extra-terrestres le font disparaître. Je vais au McDo. A l’étage sont détenus des prisonniers extra-terrestres dans des conditions d’hygiène horribles. Sous forme de steak, leur chair garnit les hamburgers. Certains extra-terrestres ne meurent pas complètement : leur esprit continue de vagabonder à la manière des spectres. Ils peuvent prendre possession de corps humains. Un jeune couple part s’installer en Ecosse. Un de ces esprits les suit. Soudainement, à quelques centaines de mètres de leur nouvelle maison, le jeune homme sombre dans le coma. Le camion continue sa route dans les champs, jusqu’à ce que l’esprit extra-terrestre en profite pour s’insinuer dans le corps du conducteur. Néanmoins, l’extra-terrestre n’arrive pas à maintenir son contrôle : quelque temps après le déménagement, le coma reprend le dessus. La jeune femme découvre une lettre où son époux prédit ce qui allait lui arriver, et lui demande de ne pas s’inquiéter. L’époux ressemble à Peter Krause, l’acteur qui joue le frère aîné dans la série Six Feet Under. Plusieurs mois plus tard le couple m’invite à passer à la maison. J’ai pris avec moi mon reflex, car je compte prendre des photos des magnifiques paysages de l’Ecosse en automne, et justement, la lumière est parfaite. C’est une explosion de vert et d’or.
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vendredi 8 mai 2009
Le rêve du poète et des pirates

Avec des amis, je fréquente les locaux d’une entreprise. Nous ne faisons pas partie de cette entreprise, pourtant nous pouvons rentrer. C’est le soir, il n’y a personne hormis deux secrétaires, que nous évitons de déranger dans leurs aller-et-venues entre les bureaux et la photocopieuse. Les étagères du secrétariat sont remplies de livres. Plus de la décoration qu’une véritable bibliothèque. Pourtant je remarque un livre consacré à un arrière-grand oncle poète. Depuis sa prison il envoyait des poèmes calligraphiés à sa fille. Je suis frappé par la délicatesse des calligraphies, aériennes en dépit de leur complexité. Les locaux de l’entreprise ont une particularité magique : si l’on s’y endort, on franchit le temps et l’espace pour devenir de redoutables pirates des caraïbes. Mes amis et moi nous nous endormons ainsi plusieurs fois. Entre chaque échappée, je lis le livre sur mon arrière grand-oncle. Curieusement, lorsque nous devenons pirates, nous ne menons pas des raids audacieux : au contraire, nous n’arrivons pas à quitter l’île secrète de Tortuga. A peine menaçons-nous de lever les voiles que l’on se saoule au rhum, et que l’on cuve sous un soleil implacable.
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mercredi 6 mai 2009
Champs élyséens
J'écoute en boucle l'intégrale de Debussy, ainsi que Bum raps and love taps d'Elysian Fields...
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lundi 4 mai 2009
Le rêve du revolver en bois

Le Far West, au XIXème siècle. Un enfant mexicain, qui travaille dans un saloon, veut devenir lui aussi un as de la gâchette. Il se fabrique un revolver en bois, qu’il peint. Le revolver n’est pas à la bonne échelle, il est trop gros, trop long. Il correspond pourtant à un véritable revolver que possèdent une sorcière et un nain, qui voyagent de ville en ville sur le dos du même mulet. L’enfant mexicain décide de les poursuivre. Partout on se moque de son pistolet en bois. Dans certaines villes, on va jusqu’à tendre des banderoles.
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samedi 2 mai 2009
Le rêve du tarot vénusien

J’erre dans un complexe souterrain en compagnie de Vénusiens. Ils sont tout à fait humains ; ce sont de jeunes goths, sauf qu’ils viennent de la planète Vénus. Le complexe communique avec la cave d’une vieille maison, quelque part dans les Carpathes. Un paysan à la retraite et sa femme habitent la maison. Ils ont le pouvoir de décider qui rentre et qui sort. Une nuit on m’autorise à partir. Une voiture m’attend. Je voudrais emporter un souvenir. Par terre, dans la salle à manger, traînent des paquets de carte, au moins une vingtaine, ainsi qu’un tarot. Je n’arrive pas à saisir les paquets de cartes, j’en prends trop à la fois, ils me tombent des mains. Le tarot est illustré de photos en noir et blanc des Vénusiens que je viens de quitter. Ce serait abuser de mes hôtes que de l’emporter, je décide de le laisser.
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vendredi 1 mai 2009
Le rêve du paquebot

J’occupe une cabine au sommet d’un paquebot. Elle ressemble au compartiment d’un train ; un corridor latéral, toujours comme dans un train, ouvre sur d’autres cabines. La décoration, les rideaux, évoquent les pompes funèbres. Je me cache dans ma cabine pour échapper aux intrigues des autres passagers, pour ne pas avoir à plonger dans la piscine. Je ne veux vraiment pas plonger, c’est trop haut. On me retrouve, on me pousse jusqu’au plongeoir, une centaine de mètres au-dessus du pont. D’autres personnes plongent, je reste paralysé.
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