
Pendant tout le rêve j’entends des bouts de la chanson de Brel, Dans le port d’Amsterdam, sous forme d’échos subliminaux. On est en 1944. Une inondation massive, consécutive au sabotage des principales digues, vient de ravager les Pays-Bas. Il fait gris et froid. Un fin duvet de neige recouvre les cadavres. En passant par les égouts, un photographe tente de pénétrer dans un quartier d’Amsterdam transformé en camp de concentration. La structure des égouts est particulière : il ne s’agit pas d’égouts à proprement parler, mais de canaux couverts ; la ville a les pieds dans l’eau comme Venise. Un jeune gitan sert de guide. Le photographe parvient à prendre des photos de l’entrée du camp ; les soldats portent des casques à pointes, des masques à gaz et des trench-coats. Le photographe s’enhardit jusqu’à poser son trépied en plein milieu de la rue. Un officier SS le repère. Il doit s’enfuir.
mercredi 25 mars 2009
Le rêve du camp de concentration
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samedi 21 mars 2009
Le rêve de la rivière

Je me promène dans un parc à flanc de colline. La ville n’est pas loin. C’est une belle journée d’été. Il y a des pique-niqueurs, des couples d’amoureux, des enfants qui dévalent les toboggans. Une rivière étroite, alimentée par un torrent, fait d’amples zigzags. Je décide de l’emprunter pour descendre. C’est-à-dire que je rentre dans l’eau et que je fais la planche. Je sais que je vais m’endormir, et ça ne rate pas : je sombre ; sans pour autant me noyer. Arrivé en bas, je me réveille. On a profité de mon sommeil pour me dépouiller. Je vais au commissariat déclarer la perte de mes papiers.
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mercredi 18 mars 2009
Le rêve du port de Marseille

Un film en noir-et-blanc, avec Fernandel et Raimu. Le premier a revêtu la soutane de Don Camillo, tandis que le second est à une table de café, incarnant César. Une présentatrice annonce le film, qui est diffusé à l’occasion des fêtes de fin d’année. Elle précise qu’il sera possible de découper des huîtres directement à l’écran, et qu’elles seront succulentes. Les huîtres sont accrochées comme des bernacles à une grande barque noire à moitié tirée sur le quai. Je rentre dans le film. Le port de Marseille ressemble à un petit port de station balnéaire. Je veux me baigner, mais il y a tout juste assez d’eau, par ailleurs croupie, pour que je puisse m’allonger avec la tête qui dépasse.
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samedi 14 mars 2009
Le rêve du trafiquant d'armes

Je suis de retour au domaine familial. C’est la guerre civile. Un trafiquant d’armes russe loge chez mes grands-parents. Je me fâche avec lui et sa bande. Ca dégénère en fusillade. Je cours dans toute la maison, profitant de chaque angle comme dans une partie de Counterstrike ou de Paintball. Je tire à la Kalachnikov, puis avec un vieux Bren. En dépit du boucan et des douilles, c’est comme si je tirais à blanc : pas d’impacts sur les murs, je ne blesse personne. Je fuis.
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20:31
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mercredi 4 mars 2009
Anthracite
Les pensées que je médite,
Sont plus noires que l'anthracite,
Mais que faire quand tu te fous,
Si eperduement de nous.
Si arrive je t'incite,
C'est que mon humour anthracite,
A tourné en derision,
Ton dedain et ma passion.
Mais prends garde ma petite
A mon humeur anthracite,
J'arracherais animal,
Le cri et les fleurs du mal.
Fleurs de serres, fleurs maudites,
A la nuit noire anthracite,
Je les prendrais malgré toi,
Sous les ronces de tes doigts.
Allons viens viens et fais vite
Que ta chaleur anthracite,
Vienne rechauffer mon coeur,
Et refroidir ma fureur.
Tout contre moi tu t'agites
Dans une rage anthracite,
Mais qu'importe si tu mords,
Je veux ton ame et ton corps.
C'est ton regard que j'évite,
Car le mien est anthracite,
Et je ne veux point que tu vois,
Tout l'amour que j'ai pour toi.
Je t'aime, Oh ma belle aphrodite,
A l'âme noire anthracite,
Ni plus t'aime t'aimerais,
Plus me mine, minerais
Ni plus t'aime t'aimerais,
Plus me mine, minerais
Serge Gainsbourg
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mardi 3 mars 2009
Le rêve des factures

Je me rends à San Francisco. Je porte un pantalon noir et une chemisette blanche. Je commence ma visite par un mall. J’y fais des courses conséquentes : assis derrière un bureau, dans une salle avec vue sur le Golden Gate, je trie mes factures qui forment une pile assez haute. Une femme corpulente, depuis un bureau voisin, me fait part de sa désapprobation.
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dimanche 1 mars 2009
Body Snatchers
Je ne me souviens plus du cauchemar. A son terme, peut-être ai-je dormi un moment les yeux ouverts, je rêve que je suis dans mon lit et que mon chat, qui dort avec moi, me regarde. Puis je me réveille brusquement. Le chat, surpris, me regarde. Je pousse un glapissement d'horreur pure, un cri étranglé comme celui des body snatchers du film de 78. Puis je me rendors.
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