Le rêve est un triptyque. Dans la première partie, le groupe de journalistes dont je faisais partie en Malaisie doit peindre des tableaux. On dispose d’immenses toiles, certaines couvrent des pans de mur. Je voudrais réaliser un tableau qui s’intitulerait Ulysse rieur, mais je n’ose pas. A la place j’aide une amie sur sa propre toile, pour un résultat quelconque. Je suis bien plus impressionné par l’œuvre du photo-reporteur qui nous accompagnait: sur une grande surface noire, il a disposé des silhouettes blanches. Un photographe désigne une fenêtre à un enfant. Sans transition, le rêve se poursuit dans la cour d’un vieil immeuble. Une vigoureuse glycine monte à l’assaut des galeries en façade. Des familles de trisomiques vont et viennent derrière les rambardes. Je retrouve le gérant d’une boutique spécialisée où je me rends souvent. Il a du ventre, les cheveux blancs et une barbiche. Il porte un chapeau de paille élimé. Depuis le premier étage, il bouge les branches de la glycine afin de ménager des puits de lumière. Je vois un bout de tatouage qui dépasse de son col. Je lui demande de me les montrer. Il enlève sa chemise : au-dessus de la ceinture, des tatouages colorés complètement fous peuplent sa peau. Il s’en fait faire un, me dit-il, à chaque fois qu’il rend visite aux mongoliens. L’immeuble a quelque chose de la Belle Epoque. Je remonte le temps vers cette période. Je fais partie d’une colonie d’artistes des deux sexes, surtout des peintres et des acteurs, incrustée dans une bourgade de l’ancienne banlieue parisienne. L’été est beau ; une succession de frasques joyeuses, un rêve d’impressionniste. Un meurtre clôt la fête. L’enterrement est aussi fastueux que lugubre. La communauté se déchire.
mercredi 27 février 2008
le rêve d'Ulysse rieur
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lundi 25 février 2008
Le rêve de la cité souterraine
Ces derniers jours, j’éprouve des difficultés à me souvenir de mes rêves. J’en garde toujours des bribes au réveil, mais nettement insuffisantes. Je sais que j’ai perdu des épisodes entre tel et tel moment du rêve, comme si le rêve était un film et que sa bobine avait été barbouillée plutôt que découpée et recollée. Hier, j’ai fait un rêve qui se passe dans le désert lybien, pendant la seconde guerre mondiale. Ce dont je me souviens tient en un paragraphe… Je fais partie d’une unité de commandos britanniques. Le rêve, je crois, commence dans une ville typiquement africaine, sauf qu’elle est souterraine. On monte dans un train qui emprunte une ligne désaffectée. L’air du tunnel est toxique, on doit porter des masques à gaz. Lorsqu’on émerge au soleil, des desperados de l’Afrika Korps nous tendent une embuscade. Il me semble. Le rêve m’échappe.
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samedi 23 février 2008
Le rêve des dodos
Un ami squatte la maison familiale. Il s’est aménagé un repaire secret dans l’un des bâtiments, du côté de la cave. Un panneau coulissant, un matelas posé par terre, quelques affaires. On est une bande de copains à lui rendre visite. Il nous montre tous les recoins qu’il connaît. Le lendemain, à l’aube, un pote va dans la cour imiter le cri du coq. C’est le signe du rassemblement. Mais j’ai d’autres plans pour la matinée. Je m’en vais courir par les petites routes de campagne. Dans ma main gauche, un bâton avec au bout une roue ; dans ma main droite, une ventouse pour déboucher les WCs. Je ne sais plus où sont passées mes jambes, peut-être ont-elles disparu, ou alors je les tiens repliées contre mon torse ; en tout cas, grâce à ce dispositif, j’avale les kilomètres. Je croise un voisin sur son tracteur. Il me dit de rentrer chez moi par le chemin le plus court. Donc il me faut escalader le versant boisé de la colline. Lequel abrite une colonie de dodos géants. Des monstres qui n’aiment pas être dérangés, et qui le manifestent en tentant de m’écraser avec leurs becs énormes. J’arrive à la maison. Des épisodes s’enchaînent, perdus au réveil. Puis je me retrouve dans la salle des fêtes du village, vêtu d’orange comme un moine bouddhiste ; j’assiste à une messe d’enterrement.
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20:18
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dimanche 17 février 2008
Le rêve de la petite chienne robot
Dans une ville de gratte-ciels, une petite chienne robot par à la recherche de son frère, un chat de dessin animé. Pendant un temps, alors qu’elle pense tenir une piste, la chienne robot se cache dans un appartement. Là, elle devient l’amie de l’enfant de la famille. Elle l’aide, lui range sa chambre, ce qui déplaît beaucoup à la mère, qui trouve que son fils devient paresseux. La chienne robot pirate la domotique et se venge en ravageant l’appartement. Le rêve se termine sur la chienne et le chat, enfin réunis, qui coulent des jours paisibles dans un coin de décharge.
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Le rêve de la nécropole
Le rêve prend la forme d’un jeu vidéo en fausse 3D, vu de dessus. Une nécropole occupe une colline au centre d’une cité médiévale. Afin de sauver la cité, deux jeunes filles hobbit doivent explorer ses tombes les plus anciennes et les plus maléfiques ; autant de labyrinthes dont les entrées sont révélées par les éclairs que crache un ciel tourmenté.
(Merci à Sachka pour cette capture d'écran de Wakfu, un jeu qu'il sera bon, mangez-en !)
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jeudi 14 février 2008
J'ai rêvé
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mardi 5 février 2008
Bornéo
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lundi 4 février 2008
Le rêve de la maison fusée
Avec des amis, je pars en vacances sur la côte. Là, parmi les villas, de lointains parents d’un ami se sont installés. On va les voir. Ils sont originaires de Vienne, en Autriche. Ils habitent une maison imposante. En dépit de ses vitraux et de ses pimpants colombages, la maison est sinistre : elle foisonne de décorations gothiques symbolisant la mort. Toute la famille vit en effet d’un artisanat traditionnel propre à l’Autriche –enfin, dans le rêve-, qui consiste à fabriquer des décorations de cimetières. L’artisanat, très vaste, comprend non seulement l’environnement immédiat des tombes, mais aussi la confection de vases, de paniers, de chaises et de tables, dans tous les matériaux. Lorsque nous arrivons, la famille est installée dans le jardin, à fabriquer des chaises noires à motifs de tibias. Le patriarche nous reçoit en culotte de peau. Sa fille, qui vient de divorcer, nous fait visiter. Dans la bibliothèque trône un étrange globe terrestre. L’Atlantide y figure, ainsi que le triangle des Bermudes. Les îles des Caraïbes se déplacent lentement de manière chaotique, comme si le Gulf Stream les emportait. Une grande médaille figure la Lune, le tranchant vers la Terre. La cousine de notre ami nous dit que le mur qui sépare la Terre de la Lune est en train de s’effondrer, et que la Lune va tomber et mordre la croûte terrestre. Ce sera l’occasion d’aller visiter le satellite, juste avant la catastrophe, car il sera assez prêt. Tandis que le disque de la Lune fend les nuages, la maison se transforme en un amalgame rétro de fusée et d’hélicoptère. Nous sortons assister au décollage.
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samedi 2 février 2008
Le rêve du voile blanc
Je suis chez mes parents. C’est l’été. Un été pourri. En début de soirée, je suis pris d’une envie de courir. Je décide de faire l’aller-retour jusqu’au village. Je cours magnifiquement bien. J’affronte les pires côtes en balançant les bras. La pluie ne me fait rien. Sur le retour, alors que sur ma gauche se trouvent des bois et sur ma droite des vignes, un voile blanc me tombe soudainement sur les yeux. Je n’y vois plus rien, juste ce grand mur blanc. Je continue d’avancer à tâtons. J’aimerais que mon père vienne pour me guider. Lorsque le voile s’efface enfin, je me retrouve dans une fête endiablée. Mes anciens camarades du lycée et de la fac’ dansent comme des fous dans une usine désaffectée. Je deviens l’esclave du rythme, je ruine mon costume. Puis j’essaie de revenir chez mes parents, en reprenant la route là où je l’avais laissée. Je me réveille tremblant et en sueur, enroulé très serré dans le drap.
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