Crépuscule bleuâtre. Une tornade d’obscurité menace la maison familiale. Je vois les arbres s’agiter comme des chevelures de Méduse. Saules, cèdres, palmiers. La maison et les arbres forment un tout, comme une silhouette découpée dans du papier noir. Je suis sur la pelouse. Je tiens dans mes bras quelque chose de très précieux, qui émet une lumière rouge. Je dois le remettre au dragon qui habite la tornade. Trop, trop important, cet objet. Je refuse. Je m’en vais en courant. Ma mère me poursuit dans les vignes en me traitant de lâche.
jeudi 31 janvier 2008
lundi 28 janvier 2008
Nécromancie
J'aime voyager dans le temps... Les photos anciennes représentent une tentation terrible, car elles figurent une réalité très proche, saisie dans sa vie; on voudrait tendre le bras pour la toucher, pourtant... C'est comme si une vitre, aussi limpide que incassable, se tenait entre nous et la jeunesse des ruines. Les pires sont sans doute les photos en couleur d'époques que l'on ne se représente qu'en nuances de gris. D'un coup, un monde lumineux, chamarré, nous saute aux yeux. Il y a l'azur et les affiches criardes, les mille nuances de la peau... Regarder ces photos confine à la violation de tombes, c'est de la nécromancie.
http://www.flickr.com/photos/library_of_congress/sets/72157603671370361/
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dimanche 27 janvier 2008
Le rêve de la partie de golf
Sur la plage d’Alexandrie, des gentlemen en casque colonial, accompagnés de leurs familles, jouent au golf avec des noix de cocos. Une fillette aux bouclettes blondes casse une de ces noix ; à l'intérieur se trouvait un flacon de parfum, de couleur mauve.
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vendredi 25 janvier 2008
Le rêve Z
La Terre se couvre de déserts toxiques. Une peste se répand, qui transforme les survivants en zombies cannibales. Ceux à qui la maladie n’a pas fait complètement perdre l’esprit, et qui jour après jour, constatent avec horreur que leur corps continue de se décomposer, forment une société de rapiécés qui se cache parmi les ruines. Les clans errants d’humains encore sains les chassent sans faire de distinction, comme s’ils étaient des monstres sans âme. L’un des zombies, un jeune homme rongé par un profond désespoir, incapable de mourir, entame une dangereuse quête de son passé. Il fait la rencontre d’une jeune femme rapiécée comme lui, qui tente de faire éclore un peu d’amour…
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mercredi 23 janvier 2008
Le rêve de l'Infante
Je rentre chez mes parents, par un dimanche ensoleillé. A cause de déboires financiers, ils louent une partie de la maison à un couple âgé qui l’a transformée en gîte rural. Comme ils se servent du même frigo que nous, je pille par erreur leur réserve de jus d’orange, ce qu’ils me reprochent. Un ami d’enfance arrive. Se pose la grande question de notre adolescence : que faire pour s’occuper ? Il me dit qu’il connaît un raccourci secret pour franchir les Pyrénées et rentrer directement dans le palais de l’Escorial. Mon frère se joint à nous. Le raccourci est en fait un dessin animé extrait d’un vieux clip de heavy metal. Des dentelures bleutées figurent les montagnes sous un jour fantastique. L'une d'elles évoque un crâne hurlant. On accède au palais par une caverne. Une foule de touristes le visite. En flânant on se sépare facilement ; tantôt je cherche mon frère, tantôt mon ami d’enfance. Je rencontre des gens. En déplaçant un fauteuil je manque de bloquer la procession de l’Infante. Elle a lieu régulièrement dans le palais. A la tête se trouve la princesse héritière, cachée par un voile de perles et de diamants scintillants, qui la recouvre entièrement. Après cet évènement, on sort dans la ville écrasée par la chaleur.
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Le rêve de la décapotable blanche
Avec des amis californiens, à bord d’une voiture diplomatique volée -une décapotable blanche qui nous permettra de passer tous les checkpoints-, on part vendre de l’herbe à Bagdad. Tandis que l’on avale l’autoroute qui traverse le désert, on écoute à la radio une voix d’hypnotiseur qui répète : « Go to the east… go to the east… ». Au retour, on s’arrête chez des jumeaux détaillants en vins et produits régionaux. Ils ont aménagé leur cave en salle de jeux d’argent. J’y retrouve ma famille, attablée, qui pour l’occasion forme une loge maçonnique. Tout le monde est très gentil avec moi, mais je ne peux m’empêcher de me gaver de chips, je laisse tomber plein de miettes, j’en répands sur l’épaisse moquette tout autour de moi. Alors je me sens gêné et je m’en vais.
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lundi 21 janvier 2008
Le rêve des taches noires
Des gens courent dans la rue en direction de grandes taches noires qui flottent dans l’air. S’ils courent assez vite, ils disparaissent.
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samedi 19 janvier 2008
Le rêve allemand
Je vais en Allemagne avec mon frère, rendre visite à un oncle caché, perdu de vue un peu après ma naissance. Même s’il n’en parle pas, je comprends qu’il a coupé les ponts pour une raison très grave. Sa femme, française d’origine elle aussi, ne parle plus français qu’avec un fort accent. Ils nous reçoivent très aimablement. On mange des spécialités à base de charcuterie. Après le repas on fait une promenade digestive à travers le monde, par téléportation. On visite notamment la maison d’un architecte américain, qui vit à San Francisco et qui souffre d’une allergie liée au niveau d’ozone dans l’air. La maison est abandonnée. Elle se trouve au sommet d’une petite colline, dans un quartier en périphérie. Elle se compose de champignons géants, des ombrelles blanchâtres au bout de longues tiges, liés ensemble par une structure en plastique. On va aussi à Berlin, sur le chantier du Reichstag, que l’on débarrasse d’excroissances en béton à l’aide d’un puissant laser. Le plus délicat consiste à découper un dôme remontant à l’ère communiste. J’apprends que dans un immeuble voisin du pavillon de mon oncle, a longtemps résidé un compositeur fou, pionnier de la musique électronique. Les dernières années, il vivait en ermite dans son studio d’enregistrement, en dessous de l’appartement de ses parents. Son corps ayant fini par se gélifier, on l’a interné dans un asile spécialisé. J’enregistre une soirée de la chaîne Arte qui lui est consacrée. Il a surtout été actif dans les années 60. Il tenait une cour à la manière d’Andy Warhol et jetait sur son époque, sa modernité et sa jeunesse, un regard lucide anticipant la crise à venir. Sur la fin, alors qu’il était déjà très diminué, il ne composait plus que de la musique de pub. L’émission se termine. J’essaie d’arrêter l’enregistrement, pour sortir du rêve, mais le vieux magnétoscope ne répond plus. J’appuie comme un fou sur les boutons. J’arrache la cassette en la détruisant à moitié. J’essaie de rentrer la bande, de la retendre, de remettre à leur place les vis. Je passe à un autre rêve.
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vendredi 18 janvier 2008
Le rêve des araignées boursouflées
Je viens de faire un rêve, très court, que je ne vais pas illustrer. En ce moment je regarde Deadwood ; je suis un adepte des séries de HBO et un vieux fan de western. J’aime les westerns parce que dans cet univers à la marge, où ce qu’il reste de civilisation prend un air fou, baroque, comme une vieille dame qui ne sait plus où elle habite, et où un homme peut expérimenter le maximum de liberté, tout paraît plus pur, plus intense, plus réel. Donc, dans mon rêve, je me retrouve à Deadwood, en face d’un saloon. Je lance mon poing gauche, dans l’intention de frapper quelqu’un. Mais au lieu de s’écraser sur une tronche, mon poing traverse un amas de toiles d’araignées qui part d’un pilier. Je le retire aussitôt, horrifié par les araignées boursouflées qui pullulent depuis mon poing pris dans un cocon. Je me réveille en plein milieu du geste. Pendant un moment, j’ai gardé mon avant-bras gauche aussi loin que possible du reste de mon corps, convaincu qu’il était souillé…
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mercredi 16 janvier 2008
Le rêve des serpents
Je viens de faire un rêve consternant : à l’insu des jeunes époux, un mariage fait l’objet d’un reality show. Des acteurs, dont je suis, doivent multiplier les situations embarrassantes… Inutile de le raconter en détail. A la place, une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un rêve qui n’est pas le mien, mais qu’a fait ma mère un peu avant ma naissance. Je suis au milieu d’une grande clairière, cerné par les serpents. Ma mère m’appelle pour me retrouver. Ce rêve a une grande importance symbolique. Deux ou trois mois après, encore bébé, je suis tombé gravement malade. Ca s’est joué à quelques minutes entre le diagnostic et le transport. Je suis resté dans une clinique, plusieurs semaines, les bras attachés pour que je ne m’arrache pas la perfusion. A la fin, m’a-t-on dit, je ne reconnaissais plus ma mère, je ne réagissais qu’aux infirmières. Pourtant, ma mère passait toutes les nuits à la clinique, pour me veiller, alors qu’elle avait travaillé dur dans la journée. L’amour de ma mère a pris une teinte mélancolique, toujours présente. Quant à la maladie, elle a peut-être disparu physiquement, mais elle s’est logée très profondément dans mon psychisme : lorsque je somatise, je reproduis les symptômes de cette maladie, et toute douleur à l’estomac me colle une trouille glaciale. Ce rêve de ma mère contenait déjà tout…
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dimanche 13 janvier 2008
Le rêve du paquet de cartes
Un centres de vacances. Je suis à une table, devant le hall principal. Il fait nuit. J’attends un ami d’enfance, un paquet de cartes dans la main. Deux vieillards qui font une partie me regardent du coin de l’œil, alors j’enchaîne des réussites.
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samedi 12 janvier 2008
Le rêve du steamer perdu sur les mers du temps
Vers la fin du XIXème siècle, un lord et son épouse font à bord de leur yacht le tour de la mer intérieure du Japon. Là, parmi les roches, la brume et les arbres noueux d’un paysage d’estampe, ils rencontrent un steamer égaré. Le lord invite son équipage à prendre le thé. Il ne tarde pas à découvrir que ces jeunes hommes et ces jeunes femmes d’origine québecquoise viennent en réalité du futur. Le capitaine raconte alors leur histoire. En fait, ils avaient restauré le navire à vapeur afin de commémorer la disparition d’un grand écrivain, disparu au début du vingtième siècle alors que ce dernier tentait l’exploration en sous-marin d’un lac canadien. Avant de se lancer dans cette aventure, l’écrivain avait laissé le manuscrit d’un roman rédigé dans une langue inconnue, hormis quelques passages en grec ancien. C’est sur ce lac, qu’en traversant une nappe de brouillard le bateau se serait accidentellement affranchi des lois de l’espace et du temps…
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vendredi 11 janvier 2008
Le rêve de l'arcane XVIII
De nouveau pré-adolescent. Ma mère m’accompagne à une exposition consacrée au Satyricon. On peut admirer les enluminures d’une édition médiévale, et même feuilleter des fac-similés. J’en abîme un avec un compas de navigateur ramassé plus tôt sur un présentoir. Le personnel du musée refuse que je verse un dédommagement, alors je leur abandonne mon compas. Le musée se situe en Amérique du Sud, au sommet d’une colline en forme de mamelon, dans une petite ville aux murs blancs. On sort au crépuscule. Je m’en vais courir dans la campagne, je fais fuir une paire de lévriers qui s’abreuvait à un lavoir. Mon père entre dans une colère noire ; je ne comprends pas très bien pourquoi ; est-ce à cause des chiens, ou de ruines antiques englouties par les eaux gorgées de soleil de la méditerranée ? Prétexte futile. Il veut me tuer, je fuis. Une de mes tantes accepte de m’héberger. Il lui arrivait de me garder, quand j’étais bébé. Elle pouvait ainsi voir son futur mari, je servais d’alibi. Depuis le début du rêve, j’ai pris quelques années. Ma tante, quant à elle, a considérablement rajeuni. Ce n’est plus ma tante, mais une ancienne amie de la fac’, blonde et généreuse, qui m’accueille dans son lit. Lequel a été déplacé dans le bureau de ma mère. On est nus. Je reste paralysé sur le bord, terrifié par la perspective de l’inceste.
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mercredi 9 janvier 2008
Le rêve du guitariste fou
Dans les années 90, un groupe de rock californien atteint enfin une sorte d’alchimie lorsque deux personnages l’intègrent : d’abord un vieux guitariste déjanté, qui ressemble à Lemmy de Motorhead ; puis un clavier, authentique poète jazz, qui a déjà soumis des paroles à Robert Plant pour un album solo. Lors d’un concert à Los Angeles, un incident de produit. Le vieux guitariste ne retrouve plus son grigri, une méthode pour débutant, dans les affaires du groupe. Comme c’était le clavier qui devait les garder dans sa voiture, dehors, et que c’est un fouillis innommable, le guitariste l’accuse de l’avoir égaré. Il refuse de jouer puis remonte sur scène pour tout casser. Il insulte le reste du groupe, s’acharne sur les amplis, asperge de jus d’orange les multiprises dans le but de provoquer un court-circuit.
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mardi 8 janvier 2008
Le rêve de l'évasion impossible
Le rêve se situe au Canada, dans les années 60. Un jeune homme a réussi ses études d’avocat, mais il s’avère incapable de rentrer dans un cabinet, de démarrer sa carrière. Il est là, entre deux eaux. Dans sa petite enfance, il a un jour fait un rêve où il essayait de passer entre des barreaux afin d’aller aux toilettes. Réveillé, il y serait allé en compagnie de la gouvernante, une belle et douce jeune femme, si sa mère, jalouse, ne l’avait pas interdit. Il a du se retenir jusqu’à ce que sa mère veuille bien l’y mener… Il se demande ce qu’il serait advenu de sa vie si cet épisode s’était déroulé différemment.
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dimanche 6 janvier 2008
Le rêve du chat télépathe
Etats-Unis, 1864. Alors que la guerre de Sécession a éloigné son père, une jeune fille tombe gravement malade. La tuberculose. Un docteur et sa femme s’installent à demeure. Le docteur a les cheveux blancs comme neige et porte la barbiche. Sa femme, une personne sévère, vêtue de noir, lui sert d’assistante. Elle n’a aucune difficulté à tenir son rôle en dépit d’un curieux accessoire vestimentaire : son chapeau maintient un mouchoir blanc qui lui couvre le visage. L’attitude étrange du docteur, parfois surpris par les domestiques au milieu de gestes équivoques, ne cesse d’inquiéter. Le chat de la jeune fille, deux agates qui flottent dans l’obscurité d’un fauteuil, est une boule de poil pétrifiée par l’horreur. A son retour de la guerre, le père décide de tirer les choses au clair. Il découvre sur sa fille, qui continue de se taire en dépit de la souffrance, des foulards dissimulant des furoncles et des drains. Il rentre en trombe dans la chambre du docteur. Il frappe le docteur avec son microscope. Le docteur avoue. Le père se retient difficilement de le tuer. Il le livre à la justice. Le docteur est interné. Quelques jours plus tard, la jeune fille meurt. Son chat devient fou. Il a des hallucinations où il se voit, lui et les autres animaux, sous des formes de jouets mécaniques. Il se croit obligé de tourner la clef qui dépasse du dos de son ami le canard. Le chat est interné dans le même asile que le docteur. Là, malgré sa psychose -ou grâce à elle, il développe un don de télépathie. Il découvre que le docteur, sur un fauteuil roulant et perfusé, car il refuse de s’alimenter, s’imagine prisonnier d’une grande boîte en carton, où on le force à regarder le film des sévices qu’il infligeait à la jeune fille. Comment il glissait des moisissures exotiques sous sa peau à l’aide d’un scalpel ; comment il abusait d’elle toutes les nuits… Les patients de l’hôpital, hilares, se réunissent sur la pelouse et s’envolent.
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vendredi 4 janvier 2008
Le rêve du champ de blé
J’ai rêvé de guérilleros barbares, d’un champ de blé par un beau jour d’été, d’une famille nombreuse serrée par la peur dans une petite maison, et de la soif terrible lorsque on a eu le bide transpercé par une balle. Chaque parcelle de ma vie, chaque chose que j’ai aimé faire, s’éteint comme une diode sur un panneau.
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jeudi 3 janvier 2008
Le rêve de la salle de bain de l'autre côté du palier
Je fais souvent le rêve d’un appartement plus vaste que le mien. Un trou dans le mur derrière un placard, une petite porte dans un recoin, ou encore une trappe, tous jusque-là mystérieusement ignorés, ouvrent un jour sur une pièce oubliée, libre d’être annexée. Parfois elle est nue, parfois elle renferme un vieux bazar. Cette fois-ci, après une longue absence, je reviens dans un appartement qui ressemble à la chambre de mes grands-parents, à la maison. Même boiseries, même vieux meubles. J’héberge mon frère et un de ses amis, qui dorment dans le salon, lequel a un grand lit plus un lit de camp, tandis que je dors dans la chambre proprement dite, avec le chat. Le matin, je vais à la salle de bains. Cette dernière est un petit appartement reconverti, de l’autre côté du palier. Un peu vieillotte ; peut faire office de chambre d’amis grâce à un lit supplémentaire. C’est d’ailleurs ce que je dis à la femme d’un voisin, venue m’annoncer que sa famille se servait de la salle de bain en attendant mon retour. Les bambins et le mari, tous en peignoir, ne tardent pas à débarquer eux aussi. Finalement, je préfère attendre qu’ils aient fini avant de me brosser les dents ; je referme la porte.
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