
Je rêve que je lis Vingt mille lieues sous les mers, sauf qu’il s’agit d’une édition illustrée par un dessinateur contemporain, en noir et blanc, et que l’histoire a été déplacée dans les années 20. Le capitaine Némo visite un archipel du Pacifique. Les îles sont peuplées par de féroces tribus guerrières; de la jungle émergent des pyramides à degrés de style maya, vestiges de l’ancien empire de Mu. Je quitte ma chambre pour aller dans la salle de bain. A la place du miroir il y a un grand tableau noir, couvert de symboles d’origine inconnue tracés à la craie. J’ai le sentiment qu’ils vont vite disparaître, et que si je veux les déchiffrer il me faut les recopier en urgence. Le dos des illustrations du roman est vierge de texte, je griffonne dessus. Mais à peine ai-je le temps de noter quelques signes qu’une main munie d’une éponge commence à effacer le tableau.
jeudi 29 octobre 2009
Le rêve du tableau noir
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vendredi 23 octobre 2009
Le rêve du château aux nazis

Je suis sur une péniche-restaurant amarrée aux quais de la Daurade, à Toulouse. C’est la nuit. En même temps que j’assiste en esprit désincarné à un étrange repas, je visionne des bouts d’un documentaire sur des personnalités anglaises qui ont sympathisé avec les nazis dans les années 30. Parmi ces personnalités il y a un chanteur d’opéra et une actrice de cinéma. La péniche, qui ressemble à un steamboat du Mississipi, avec ses étages à balustrade, plonge dans l’eau puis remonte. Les cuisiniers interrompent leur travail pendant l’inondation, puis le reprennent comme si rien n’avait été dérangé. Les convives ne sont pas troublés outre mesure. Je me rends ensuite chez un ami. On regarde des vidéos sur internet. Dans une de ces vidéos une jeune femme un peu forte, nue, est torturée par un nazi qui lui applique sur les tétons les pinces d’une gégène. Bien que la vidéo ne soit pas plus explicite, je sais qu’elle est elle-même une nazie. D’ailleurs elle apparaît dans une autre vidéo, la revanche du IIIème Reich à partir d’une base secrète. C’est un labyrinthe de tunnels insuffisamment éclairés, aux parois métalliques et luisantes, situé sous un château du XVIIIème siècle en ruine, sans doute ravagé par un incendie durant la guerre. Je rentre dans la vidéo toujours comme un esprit désincarné ; c’est une débauche d’effets spéciaux car les nazis emploient toutes les armes secrètes jamais fantasmées, de l’avion à réaction aux robots géants. Cependant, le seul résultat qu’ils obtiennent, c’est une crise de fou rire de la part d’un Winston Churchill fumant cigare et complètement ivre.
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jeudi 1 octobre 2009
Le rêve des arbres dont les feuilles pleurent

Je suis de passage chez mes parents un dimanche après-midi, un de ces lazy Sundays où l’on regarde la télé, enfoncé dans un fauteuil. Il y a un téléfilm que je ne veux pas rater : il raconte l’aventure d’un enfant qui en rentrant dans un cube voyage de notre monde vers un monde parallèle. Le cube est à l’intérieur d’un musée de trophées de pêche, et il tourne. Le rêve me propulse dans la peau de l’enfant. Je porte un pyjama rayé. Le monde d’arrivée est crépusculaire. Je fais d’abord un voyage avec des copains dans un rocketship de couleur bleu, le genre de vaisseau spatial rétro que l’on retrouve dans les films de SF des années 30 à 50, sauf qu’il regorge de détails et a l’air techniquement plausible, comme s’il avait été réalisé par une boîte d’effets spéciaux contemporaine. Mes parents m’attendent devant la réplique de leur maison, celle que j’ai connue enfant, avant les travaux ; elle est entourée par un complexe réseau de tranchées. Ma mère me montre les arbres dont les feuilles pleurent. Le soleil se lève. Mon père réagit au quart de tour. Il nous pousse dans une tranchée, car le soleil va brûler tout ce qui dépasse.
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vendredi 18 septembre 2009
Le rêve de Moby Dick

Je fais partie d’un groupe de vacanciers capturé par le capitaine Némo. On pratiquait la pêche au gros sur un yacht lorsque le Nautilus a surgi une nuit. Nous sommes conduits dans la base secrète du capitaine, un ancien aquapark pourvu d’un bassin couvert gigantesque. Le Nautilus s’accouple avec une île tropicale artificielle, notre lieu de détention. La nuit est très noire, elle n’a pas de fin. Le capitaine Némo a passé un pacte avec une espèce extra-terrestre réputée pour ses pêcheurs. Ce sont des hommes gros et verts, je discute avec l’un d’entre eux. Le capitaine Némo a une ambition : pêcher la baleine Moby Dick. Il a fait poser sur le Nautilus une canne à pêche géante. Des rabatteurs se chargent d’amener la baleine jusqu’à la base. Le simple déplacement de la baleine soulève les eaux, un tourbillon se forme dans le bassin. Depuis l’île, je vois le Nautilus pris dans le tourbillon, la canne ployant sous la traction démesurée, le câble tiré par le monstre qui n’émerge pas. On profite de la confusion pour s’échapper. Nous sortons par l’un des bâtiments, qui domine la plage d’une station balnéaire de la côte atlantique. Il fait encore nuit.
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mercredi 9 septembre 2009
Le rêve de l'immeuble des clones

Désolé pour cette absence un peu longue, mais j'ai commencé à écrire -très très laborieusement- un roman.
Je suis policier. Je porte un uniforme très similaire à celui des policiers new-yorkais. Mes collègues et moi devons monter la garde d’un immeuble habité par des clones. C’est un grand bâtiment blanc, avec des balcons et des baies vitrées, au milieu d’un espace vert en pente. Notre commissariat lui fait face, un cube gris et triste. La structure de l’ensemble est vaguement celle de mon ancien lycée. Quelqu’un, dont l’identité m’échappe maintenant, peut-être le créateur des clones, meurt. Quatre policiers portent le cercueil dans les rues de la ville, suivis par le cortège des clones. Il y a plusieurs modèles de clones, des deux sexes. Il règne une forte tension. De retour dans leur immeuble, les clones se révoltent. Ils déclenchent un incendie. Le lendemain, je visite les décombres. La structure a tenu bon et l’immeuble n’a que partiellement brûlé. Je suis effaré par le gâchis en contemplant les restes calcinés d’une bibliothèque. Les appartements sont autant de trous noirs béants. L’immeuble des clones n’est pas réhabilité, il devient un squat. En compagnie d’un autre policier, je mène une enquête sur des sympathisants des clones au sein de notre force. L’un des suspects nous accueille chez lui, un tout petit appartement au rez-de-chaussée du commissariat. Il y a à peine la place de s’asseoir, et encore, sur le lit qui prend toute la place au sol.
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vendredi 28 août 2009
Le rêve du mur de chiffres
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Je rentre dans un temple bouddhiste. L’extérieur est khmer, usé par les siècles. L’intérieur est neuf et d’un dépouillement extrême. Les visiteurs font tourner des moulins à prières ou font brûler de l’encens au pied d’un mur entièrement plaqué de bronze. Sur le mur sont gravés des chiffres géants. Certains sont pleins, d’autres se composent de rayures parallèles.
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vendredi 31 juillet 2009
Le rêve du Nil dans une cave

Comment suis-je arrivé là ? J’ai perdu la première partie du rêve. Je ne me souviens que de silhouettes en trench coats noirs, parlant allemand ; de flingues agités. Rien, donc, qui n’augure de ma visite de cet endroit tout à fait particulier. C’est un fleuve dont la vallée est recouverte par une immense voûte en maçonnerie, percée de puits de lumière, comme une cave. Le fleuve ressemble au Nil, d’ailleurs la structure a été érigée pour emprisonner Cléopâtre et sa suite. Prison que la reine partage avec une foule issue de toutes les époques. Des navires à voile et à rames circulent sur l’eau placide. Soudainement, l’eau devient une sorte de vase couleur perle. Elle coule entre les doigts comme de la poussière humide. Plutôt que de subir la soif, les prisonniers se livrent des batailles terribles autour des derniers tonneaux; des régiments de piquiers s’embrochent mutuellement comme sur un tableau de la Renaissance.
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