
Je rêve que je suis dans ma chambre, chez mes parents, et que je fais des cauchemars. Dans un premier cauchemar je visite un temple de l’Egypte antique, au milieu du désert. Une falaise est couverte d’inscriptions gravées, en hiéroglyphes et en grec ; les inscriptions sont denses, elles s’entremêlent, elles me font peur. Dans un deuxième cauchemar, je loge dans la maison d’un archéologue. Il connaît un moyen pour voyager dans le temps et se rendre dans l’Egypte antique : il y a des cocons dans son salon, de grands cocons, assez grands pour que l’on puisse rentrer dedans. Ces cocons vous font voyager dans le temps mais vous transforment aussi en démon. Je me réveille à l’intérieur du rêve, il n’y a ni mon père ni mon frère, il n’y a que ma mère en robe de chambre dans la cuisine ; je lui dis que j’ai peur, je voudrais qu’elle me réconforte, qu’elle me laisse dormir dans son lit, mais je ne fais que l’agacer, elle me donne un lexomil.
samedi 4 juillet 2009
Le rêve des cauchemars imbriqués
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mardi 23 juin 2009
Le rêve de l'hiver où il ne fait pas froid

Mon esprit se détache de mon corps et me permet d’effectuer des plongées dans un monde souterrain. J’ai le sentiment qu’il est loin sous terre, mais par ailleurs rien n’indique que je me rends dans une caverne ; il y a le ciel, et pas de parois latérales. Ce monde est en ruines et connaît un hiver perpétuel. N’émergent de l’épaisse couche de neige que les arbres dénudés et des pans de mur. Pourtant, il ne fait pas froid. Cette neige est peut-être d’origine chimique. Les gens sont vêtus de haillons noirs. A chacun de mes passages je rends visite à une clocharde qui est aussi une prophétesse. Elle erre dans les ruines d’une grande maison, en compagnie de silhouettes noires, ou reste prostrée. Je note ses divagations sur un parchemin. Elle dit des choses terribles, sauf que je suis incapable d’en saisir les mots, c’est comme si ma main seule entendait son discours.
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lundi 22 juin 2009
Le rêve du concert

Je suis engagé par le groupe Depeche Mode afin de jouer du clavier. Je ne sais absolument pas jouer et on ne fait pas de répétition. J’ai une trouille monstre. Le concert a lieu dans l’arrière-salle d’un café perdu dans la campagne. La pièce est minuscule, il n’y a qu’une vingtaine de spectateurs, au mieux. Ce sont des métalleux. Le concert commence sous les sifflets. Je joue très très mal, je ne sais même pas quel morceau on joue, j’appuie au hasard sur les touches, le résultat est désastreux.
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jeudi 18 juin 2009
Le rêve de Pierre et Marie Curie

Je voyage dans le temps jusque dans les années 40, sous l’Occupation. J’apparais dans un complexe scientifique secret, tenu par la Résistance. Je veux rentrer dans la Résistance. Je dis que je viens du futur ; je montre mon téléphone portable et j’ajoute qu’il a plus de capacité de calcul que les ordinateurs immenses et primitifs qui m’entourent. On m’invite dans une pièce vivement éclairée qui domine la salle des machines. Je rencontre Pierre et Marie Curie. Soudain, une porte s’ouvre, des miliciens de Vichy en jaillissent. On nous traîne dehors. Devant les bâtiments il y a une centaine de miliciens organisée en carrés, comme pour le défilé.
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jeudi 11 juin 2009
Le rêve de la rafle

Une nuit, mon frère et ses amis –tous gays- se dispersent dans les vignes du domaine. C’est pour faire l’amour, bien qu’ils restent habillés et que le rêve ne montre aucun geste. Des policiers surgissent d’un fourgon. Je vais rendre visite à mon frère en prison. Je crois que notre mère est présente aussi. C’est une cellule spacieuse, au plafond haut et aux murs jaunes. Mon frère ne sait pas de quoi il est accusé ; par ailleurs, il n’aura pas de procès. Je suis scandalisé. Je voudrais être un homme politique avec suffisamment de pouvoir pour sanctionner ceux qui ont organisé cette rafle. Plusieurs mois passent. Mon frère est libéré. Pour fêter ça, un de ses amis offre un repas. Je suis parmi les convives.
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vendredi 5 juin 2009
Le rêve de l'opérette

J’essaie de jouer aux échecs tout seul, en commençant par les noirs, mais je n’arrive même pas à poser les pièces sur l’échiquier, il y en a trop, certaines sont à assembler, j’ai une forte fièvre qui m’empêche de me concentrer. Je vais voir ma mère pour lui dire que je vais mal. Elle regarde à la télé la retransmission d’une opérette d’Offenbach, qui se passe dans la Grèce antique. Je lui dis que je connais l’une des choristes, une amie qui vit à Paris.
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dimanche 24 mai 2009
Le rêve des Beaux-Arts

Je rentre aux Beaux-Arts de Thessalonique, en Grèce. Le bâtiment, qui date du XIXème siècle, est une caserne des pompiers rénovée. Je suis un étudiant particulièrement agité. J’encourage mes condisciples à plus d’audace. J’essaie notamment d’en dévergonder un, timide et bouboule, trop longtemps chouchouté par sa mère. Je ne m’en tiens pas là : j’accuse un de mes maîtres d’imposture. On le chasse de l’école. Je découvre quelques mois plus tard qu’il n’a jamais vraiment quitté l’école, qu’il vit nu sur un palier de l’escalier de secours. Je lui envoie des boules de neige. Puis, avec les autres étudiants, on le poursuit dans une rue bordée de pavillons, où une mince neige sale commence déjà à fondre. De retour à l’école, les maîtres fouillent mon atelier ; on m’accuse d’être un despote. Je suis chassé à mon tour. Je me réveille profondément mélancolique.
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